Un nouvel algorithme pour Facebook ?

Spread the love

Dans une déclaration publiée le douze janvier 2018, Mark ZUCKERBERG, fondateur de Facebook a annoncé que la plateforme qu’il dirige allait donner la priorité aux messages des proches. « Nous souhaitons rapprocher les gens, que ce soit de leur famille ou de leurs amis, ou les rassembler autour de moments importants dans le monde, nous voulons aider à faire en sorte que le temps passé sur Facebook soit bien utilisé », écrivait il sur sa propres plateforme.

Voilà donc que Facebook se préoccupe de rapprocher les gens de leur famille et de leurs amis. Louable intention, serait on tenté de se dire. Et nous pourrions nous en réjouir si Facebook en était à sa première tentative. Car déjà, en avril 2016 puis en juin 2016, le géant des réseaux sociaux avait annoncé des modifications dans son algorithme avec pour but … de faire remonter plus haut les messages des proches. Pourtant l’utilisateur lambda n’a, jusque là, guerre vu de grand changement.

Mark Zukerberg, fondateur de Facebook
Mark Zukerberg

 

On parle souvent, en politique, d’effet d’annonce. Et ici l’un des buts semble bien de garder les utilisateurs plus longtemps et de les inciter à partager encore plus de contenus. Partages porteurs de données dont Facebook saura se nourrir et faire fructifier.

 

Car c’est bien là son fond de commerce. Le minerais précieux qu’il extrait du fond de nos mines, ou plutôt que nous extrayons pour lui. Et dont il se servira, ensuite, pour faire payer un peu plus les annonceurs qui viennent sur son site. Car Facebook traite les données qu’il collecte, qu’il traite afin de vendre aux annonceurs des campagnes idéalement ciblées. Ces mêmes annonceurs, donc, qui vont voir leurs messages descendre dans la file, dépassé par ceux des proches, et qui seront alors amenés à payer plus cher encore pour repasser devant.

 

Voilà donc ce que vise le réseau social de Mark ZUCKERBERG : gagner de l’audience et des données, afin de les vendre plus cher à des annonceurs qui voudront regagner de la visibilité. Au final, comme en 2016, peu de chance que les internautes voient la différence, peu de chance qu’ils lisent plus leurs proches. Facebook, en revanche, aura tout à y gagner.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.